La memoire d'une autre - Mélanie ROSE

 

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En pleine tempête de neige, une jeune femme est victime d'un accident et perd la mémoire. Incapable de se rappeler qui elle est ni d'où elle vient, elle est recueillie par Vincent, qui vit avec sa fille Jade, six ans.
Quand l'enfant lui annonce que sa grande soeur Ambre l'avait avertie de son arrivée, la jeune femme est troublée. Mais quel choc quand elle apprend qu'Ambre est morte deux ans plus tôt, que leur mère les a quittés, et que, depuis, Jade n'avait plus prononcé le moindre mot !
Tandis que la tempête fait rage, l'inconnue va tout tenter pour retrouver son identité. Elle va même se soumettre à des séances d'hypnose, qui l'entraînent vers un voyage dans le passé. Se pourrait-il qu'elle soit la réincarnation d'une villageoise du XIXe siècle ?
En faisant émerger des souvenirs enfouis, elle va faire d'étranges découvertes, sur elle, mais aussi sur Vincent et sa famille... Quels secrets cache en effet l'homme qui l';a sauvée ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé personnel

Partir pour changer d'une vie qui nous ennuie, tout quitter pour l'aventure c'est le nouveau départ prit par une jeune femme en compagnie de Mitsie son fidèle chat. Sur la route, une tempête de neige fait chuter sa voiture dans un ravin, elle est secourue par Vincent qui la ramène chez lui, la soigne. Elle est isolée et coupée de tout, sans téléphone ni électricité, les routes verglacées, impraticables et la mémoire qui lui fait défault, l'accident ayant provoqué une amnésie. Jade, six ans, la fille de Vincent, lui dit que Ambre l'avait prévenue de son arrivée... oui mais Ambre est morte depuis 2 ans et Jade ne parle pas.... Colin, un ami de Vincent, use de l'hypnose, mais les souvenirs qui lui reviennent sont ceux de Kitty, la femme pour qui la maison a été construite, disparue dans des circonstance mystérieuse. Un roman simple et facile à lire.

 

Un Extrait

L'aire de repos ressemblait à une pataugeoire et, à part une unique voiture garée à l'autre bout, elle était déserte. Je dévissai le bouchon de la Thermos et me versai une pleine tasse de café amer. Il dégageait un arôme écoeurant et avait un goût de plastique, mais je m'en contentai.
La traversée de l'Oxfordshire en direction du nord m'avait pris une éternité et cet arrêt était le bienvenu. Je scrutai le parking à travers le pare-brise moucheté de gouttes de pluie. Je fis rouler mes épaules pour les décontracter et atténuer un peu la tension accumulée dans mes bras et ma nuque après ces longues heures de conduite.
J'avalai une nouvelle gorgée de café, prenant conscience que son manque de couleur et de saveur ressemblait à s'y méprendre à ma vie. Rien n'avait été plus facile que de m'enliser dans une routine que je m'étais moi-même forgée.
Clairement, ce voyage n'était pas du luxe.
Pourtant, tandis que j'observais le ciel de plomb qui s'étalait au-dessus de moi, le doute m'envahit. Avais-je pris la bonne décision ? Une forte envie de faire demi-tour et de revenir sur mes pas me tenaillait. Avais-je eu raison de foncer ainsi tête baissée vers l'inconnu ?
L'excitation ressentie au moment du départ s'était lentement dissipée au fil des kilomètres, me laissant le sentiment d'être une condamnée face au peloton d'exécution. Je me secouai mentalement et avalai le reste de ma tasse. Mon humeur maussade tenait sûrement au frisson de froid qui était remonté de mes pieds à mes épaules après que j'eus coupé le contact; à moins qu'elle ne soit simplement le reflet de la météo.
Je redémarrai le moteur et le laissai tourner en attendant que la chaleur regagne mon corps. Un camion passa comme un bolide, éclaboussant ma voiture de gerbes d'eau grise. D'un coup d'oeil rapide, je m'assurai que tout était à sa place. La voiture était pleine jusqu'au toit. Elle contenait tout ce que j'avais jamais possédé - et que je n'avais ni donné à des associations caritatives, ni envoyé finir ses jours à la décharge. Derrière moi s'entassaient valises, cartons, pots de fleurs et tout ce qui avait réchappé au tri impitoyable auquel j'avais soumis vingt-cinq années de vie.
Un miaulement plaintif s'éleva du siège passager, où était posée la cage de mon compagnon de voyage, Mitsy, mon chat tigré. Je passai les doigts à travers la grille et lui grattouillai le museau. La petite bête frotta les doux poils de sa joue contre ma peau en ronronnant. Au contact de son corps chaud, je repris confiance.
Plusieurs fois, au cours des dernières heures, j'aurais fait demi-tour si elle n'avait pas été là, fidèle et compréhensive. Mitsy m'observa de ses grands yeux mélancoliques, tandis que je retirais ma main et ouvrais l'atlas routier sur le tableau de bord, gonflée d'une détermination nouvelle.
- On a encore un bon bout de chemin, l'informai-je.

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